Hoy salio la nota que reproduzco abajo en “Cyberpresse” Es otra mas de las tantas notas sobre los problemas de inmigrantes calificados y con títulos universitarios “protegidos por ordenes” para conseguir trabajo en lo suyo… Pero se da de cabeza con las muy buenas noticias que se pueden escuchar de muchos argentinos que están en Qbc hace un tiempo ya… Suena feo pero… influye la raza, la etnia, el colro de piel, el acento… o qué?
Immigration
Québec, terre d’accueil?
Alain Bouchard
Le Soleil
Les immigrants viennent peu í Québec, et quand ils y viennent, ils en repartent souvent… sans faire de bruit. Ils n’aiment pas se plaindre par peur des représailles. Le Soleil a néanmoins demandé í certains d’entre eux de sortir de leur habituelle réserve pour décrire les difficultés d’immigrer í Québec.
Les immigrants sont fous de Québec. Mais pourtant ils y viennent peu, et quand ils y viennent, ils en repartent en trí¨s grand nombre. Amí¨rement déí§us, la plupart du temps.
Le cas d’Aka Anam, Afghan d’origine, est particulií¨rement patent. Aprí¨s s’íªtre battu pour s’installer í Québec, il vient d’acheter une maison í Gatineau, 14 ans plus tard. « J’en ai assez vu », laisse-t-il tomber, sur le ton réfléchi de ses 64 ans, de ses études supérieures en France et de sa vaste expérience de coopération í travers le monde, notamment í l’emploi de l’Organisation des Nations unies í un certain moment.
Il déménagera en juillet, avec sa femme et possiblement ses deux filles adultes, hautement scolarisées. « Rien ne bouge í Québec, dit-il au Soleil. J’ai tout essayé. Je me suis moi-míªme dévoué bénévolement au sein d’organismes de soutien aux immigrants pour mieux comprendre. Le résultat de í§a, c’est que j’ai payé des impí´ts ici pour des revenus gagnés en Afrique, parce que mes compétences n’ont pas été reconnues au Québec. »
Ingénieur forestier et agronome diplí´mé de l’Hexagone, oí¹ il a appris un franí§ais impeccable, il essuie pourtant un premier refus du Québec en 1987. Mais, raconte-t-il, le Canada insiste pour l’accueillir néanmoins et lui propose Edmunston, au Nouveau-Brunswick, parce que le franí§ais y est parlé.
« Edmunston nous a accueillis í bras ouverts, dit M. Anam. Mais nous voulions quand míªme vivre au Québec un jour, et í Québec précisément. Nous y sommes déménagés en 1990, parce qu’alors plus rien ne pouvait nous en empíªcher. » Une fois qu’un immigrant obtient sa résidence permanente dans une province canadienne, il a automatiquement accí¨s í tout le reste du pays.
Premií¨re douche d’eau froide : aprí¨s des mois et des mois de démarches officielles, l’Ordre des ingénieurs du Québec ne reconnaí®t toujours pas la validité de ses diplí´mes. Il laisse tomber de dépit et accepte des contrats de coopérant í Madagascar, au Tchad, et ailleurs en Afrique. Pour lesquels il est imposé ici !
Il décroche finalement un petit contrat í 1000 $ par mois, auprí¨s d’une association forestií¨re pour laquelle il bí¢tit un projet-pilote. Il leur dit : « Si vous íªtes contents, nous renégocierons mon salaire en bout de ligne. » Ses employeurs veulent le projet écrit, mais ne veulent plus parler argent. Il prend la porte avec son document.
Il travaille ensuite sur un programme de parrainage de jeunes immigrants, qui marche trí¨s bien, affirme-t-il. « Changement de gouvernement, le programme disparaí®t ! » Illustration parfaite du fouillis qu’il dit avoir constaté dans l’accueil local aux immigrants.
« De nouvelles bureaucraties remplacent sans cesse les anciennes, déplore Aka Anam. Il n’y a pas d’écoute des vrais besoins. Un tas de choses simples sont mal supervisées, par exemple la transition de réfugiés qui n’ont jamais vu un lit ni une fourchette de leur vie. Trop de guichets différents í travers lesquels l’immigrant se perd rapidement. Les cours de franí§ais sont insuffisants. Et les organisations passent leur temps í répéter aux nouveaux arrivants : Ici, ce n’est pas lí -bas ! »
Muraille de protectionnisme
Le Congolais Tity Dinkota ne songe pas (encore ?) í repartir, aprí¨s trois années í Québec. Mais il a parfois trouvé brutal et exagéré cet « ici, ce n’est pas lí -bas » que décrie M. Anam. « Quand nous avons rempli les formalités de citoyenneté québécoise, raconte l’Africain, une fonctionnaire a insisté pour avoir le nom de fille de ma femme, sous prétexte que c’est plus facile, aprí¨s, pour le divorce. Charmant accueil, n’est-ce pas ! » Mais le couple a persisté et a fini par gagner.
Tity Dinkota, aujourd’hui 41 ans, a étudié en Belgique, puis a travaillé en Suisse, notamment dans une organisation de médiation culturelle entre Blancs et Noirs. C’est de lí qu’il a effectué sa premií¨re demande d’immigration au Québec, en 1998, qui lui fut refusée. La deuxií¨me devait íªtre acceptée, en 2001.
« Ma femme et moi avions eu un coup de cÅ“ur pour le Québec, dit-il, í partir de la promotion qui en est faite en Europe. On y dit, entre autres, qu’on peut aisément se trouver du travail sur Internet. Aprí¨s trois mois de démarches sur le Web, j’ai reí§u seulement trois réponses, toutes négatives. »
Les formalités sont longues et rigides, constate M. Dinkota. « Nos formations professionnelles ne sont pas reconnues. Nous nous butons í une muraille de protectionnisme. Mais, insiste-t-il, je décidé de me battre et de foncer tíªte premií¨re, en me disant que s’il reste une seule place pour un immigrant í Québec, ce sera moi ! »
Aprí¨s avoir travaillé 10 mois dans une banque, il décide d’entreprendre une maí®trise í l’í‰cole nationale d’administration publique (í‰NAP). Il complí¨te actuellement sa dernií¨re session, par un stage í l’hí´pital Laval. Il est aussi entraí®neur de soccer de haut niveau (Dynamos et Caravelles). Sa femme a complété un diplí´me d’éducatrice en garderie et a décroché un emploi. Leurs trois enfants réussissent bien í l’école.
« Mais c’est maintenant que nous allons découvrir la vraie réalité québécoise, déclare Tity Dinkota. C’est maintenant que je vais voir si un diplí´me reconnu par Québec me permettra de faire mon chemin dans une ville de réseaux oí¹ se décident 80 % des choses. »
La couleur, un handicap ? C’est Aka Anam qui répond. « Bien sí»r que c’est un handicap. Comme l’accent, d’ailleurs. Nous sommes tout de suite marginalisés. Mais comment en vouloir aux Québécois de trouver les immigrants marginaux, dans une ville oí¹ il y en a si peu ? Comment peut-il exister une vraie conscience immigrante dans une ville qui compte seulement 5 % d’immigrants ? »
M. Dinkota se choque quand il entend dire que l’immigration ne marche pas í Québec. « Tout le monde sait í§a depuis longtemps ! lance-t-il. Mais alors, qu’est-ce qu’on attend pour corriger la situation ? Si l’immigration ne marche pas í Québec, c’est qu’elle n’est pas une priorité, voilí tout ! »
{ 3 comments… read them below or add one }
Vos vas a decidir renunciar a tu trabajo, mover a tu familia, vender tu casa, regalar los perros y jugarte tus ahorros basado en rumores de “muy buenas noticias que se pueden escuchar de muchos argentinos que están en Qbc hace un tiempo ya”?
Vieja, salvo que estes en una condicion de extrema urgencia o totalmente desahuciado, yo me tomaria el trabajo de investigar personalmente la verdadera situacion y la factibilidad de mi proyecto profesional
en tierras canacas.
No vas a ser el primero que se lleva una desilusion.
Yo nunca escuche a ningun arg. que haya conseguido algun laburo inferior al de gerente o presidente,
o somos increiblemente superiores al resto de los habitantes de Canada o somos muy mentirosos.
“Triunfar” en Canada lleva su tiempo. nadie te regala nada y requiere de mucho esfuerzo, paciencia y una excelente actitud para empezar desde abajo, la experiencia canadiense es muy importante para las empresas aqui y a los nuevos inmigrantes generalmente le dan posiciones “entry level”, es muy posible que esa persona que empezo en una empresa ganando 10 dolares la hora, si tiene paciencia, perseverancia y demuestra ganas de crecer, pueda alcanzar puestos importantes en 2,3 o 4 años mas alla de los estudios que uno pueda tener.
Saludos
La imagen es muy importante para los canadienses, por ley esta prohibido poner en los CV fotos, edad y estado civil, pero para vender cualquier tipo de servicio (sea un dentista, una casa, un mortgage, un seguro, etc) lo primero que ven los consumidores es la foto sonriente de quien provee el servicio lo que habla de la importancia de la imagen. Yo no voy a elegir a mi dentista por su pinta, pero en Canada hay gente que si.
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